Réunion #2 Diagnostic : Comment va Caen ? 05/11/2018 Atelier Éducation

20 novembre 2018 0 Par L'équipe

NOUS SOMMES CAEN

Réunion #2 Diagnostic : Comment va Caen ?

05/11/2018

Atelier éducation

Participants :

Table 1 : Florian, Agnès, Gilles, Cécile, Jérôme, Julie

Table 2 : Thaya, Stéphanie, René, Julie

Plusieurs problématiques ont été soulevées, de l’enfance à la vie étudiante.

La petite enfance n’a pas été abordée.

  1. Maternelles / primaires

La question des ATSEM a été d’emblée abordée. Actuellement, la ville dispose d’un pool d’ATSEM, affectées à des établissements, et prévoit une ATSEM par classe. En cas d’absence, des remplacements peuvent être satisfaits, de manière prioritaire pour certaines écoles (éducation prioritaire notamment). Cette organisation n’est pas vraiment expliquée aux parents (aucun référent ville à la réunion de rentrée par exemple) et ne semble pas tenir compte de la satisfaction des besoins des enfants, en particulier des petites sections. Les ATSEM font par ailleurs l’objet depuis quelques temps de réductions de poste. La ville ne remplacerait plus les départs en retraite. L’exercice de leurs missions pose aux participants, notamment enseignants, la question de leur recrutement, leur formation et l’évolution de leur carrière.

La semaine scolaire est également évoquée. La mise en place de la semaine à 4,5 jours avait donné lieu à un travail de qualité fourni par les équipes éducatives, les MJC, etc. Les ateliers proposés gratuitement aux élèves permettaient de leur donner accès des activités culturelles et sportives de qualité.

L’abandon de la semaine de 4,5 jours a été jugée comme brutale et peu argumentée. Le plan Mercredi, bruyamment annoncé par la ville, ne semble pas pour l’instant compenser ce sentiment de gâchis.

Déjà abordés lors de la précédente réunion, le manque de végétalisation des écoles et la qualité des approvisionnements dans les cantines (produits bio, locaux, de saison, etc.) sont à nouveau évoqués. Le vieillissement des établissements, leur nécessaire mise aux normes (accessibilité, etc.) ainsi que leur rénovation énergétique suscitent par ailleurs des inquiétudes.

  1. Collégiens / Lycéens

Les collèges et lycées relèvent de compétences différentes, respectivement Département et Région.

Il est cependant noté avec inquiétude que la population caennaise diminue et vieillit. Il y a donc annuellement moins de collégiens et moins de lycéens. Une modification de la sectorisation des collèges est crainte, conduisant le cas échéant la fermeture d’établissements de centre-ville au profit d’établissements des villes de l’agglomération.

Les dispositifs d’accompagnement des adolescents sont évoqués. Ils sont peu ou pas connus par les participants. Quelles animations pour ces jeunes sur le temps périscolaire ? Quels dispositifs pour les élèves en difficulté ? Il est regretté que ces ados ne soient pas un public plus choyé.

  1. Etudiants

La ville compte environ 33 000 étudiants, inscrits dans des cursus divers et de qualité. Certains participants considèrent cependant que la ville brille plus par le nombre de ses étudiants que par la qualité des formations et la réussite des étudiants.

La fusion des universités normandes inquiète dans la mesure où elle pourrait se faire au détriment de Caen : de nombreux cursus seraient fusionnés et localisés à Rouen. Le nombre d’étudiants ainsi que le nombre de postes à l’université pourraient donc baisser sensiblement dans les prochaines années.

Les étudiants rencontrent par ailleurs 2 difficultés majeures dans leur vie quotidienne :

  • Le coût et la pénurie du logement : la ville deviendrait une ville Air BnB. Les propriétaires privés préfèrent louer leurs biens pour de courts séjours à des touristes qu’à des étudiants pour l’année. De nouvelles résidences pour étudiants ont été construites récemment à proximité des campus. Elles proposent toutefois des tarifs très élevés compte tenu d’un très haut niveau de service (wifi, salle de sport, etc.).

  • Le coût et la qualité des transports en commun : des abonnements qui s’élèvent à environ 300 euros par an pour des lignes de tram et bus régulièrement dysfonctionnantes.

La vie étudiante est également abordée. De nombreuses activités sont proposées par les Corpo étudiantes. La ville a elle aussi un service de la vie étudiante, qui participe notamment à l’organisation du carnaval et des évènements type « nuit de ».

Ces actions, même réussies, n’effacent pas un sentiment partagé que la ville est une ville qui cache ses étudiants. La ville n’est pas perçue ni pensée comme une ville étudiante. Les étudiants sont le plus souvent envisagés sous l’angle des nuisances qu’ils génèrent. La charte de la vie nocturne et la peinture anti-urine sont d’ailleurs est évoquées. Plus généralement, la ville apparait comme une ville qui ne vit pas la nuit.