Réunion #2 Diagnostic : Comment va Caen ? 05/11/2018 Atelier commerces

20 novembre 2018 0 Par L'équipe

NOUS SOMMES CAEN

Réunion #2 Diagnostic : Comment va Caen ?

05/11/2018

Atelier commerces

 

Participants :

Table 1 : Antoine, Marie-Joseph, Didier, Albin, Sylvie, René et Stéphane

Table 2 : Antoine, Cécile, Florian Michel, André, Jérôme

1. Le commerce du centre-ville de Caen

L’avis général sur la situation du commerce dans le centre-ville est mitigé. S’il semble souffrir et attirer un peu moins que les années précédentes, il garde des atouts précieux. Étonnement, les avis des personnes extérieurs à Caen sont positifs.

De façon conjoncturelle, les travaux du tram font souffrir les commerçants qui trouvent que trop peu est fait pour en contrebalancer les effets.

Ensuite, il est noté les éléments suivants :

– la délimitation du centre-ville n’est pas très lisible (trop étendu, avec des limites floues, un vrai centre ville multiple) ;

– les franchises y sont trop présentes ;

– le taux de vacances est un peu élevé mais pas plus que dans d’autres villes (pas de friches commerciales).

Plus spécifiquement, il est noté la perte de magasins indépendants, notamment dans le luxe ou les vêtements haut de gamme. Caen avait une réputation en la matière qui s’étiole. Les locaux commerciaux ne sont pas toujours adaptés et sont souvent trop chers pour des indépendants. Ils sont aussi préemptés par quelques familles et des problématiques juridiques empêchent parfois une reprise d’activité rapide. Par contre, les commerces alimentaires résistent bien et certains se sont créés avec succès (fromageries, caves à vin, etc.).

Une animation du centre-ville existe mais la programmation est floue. L’absence de travail avec la jeunesse est regrettable, Caen ayant toujours une relation ambivalente avec elle (contrairement à Rennes où la jeunesse est partout en ville).

Le difficulté de se stationner en automobile est perçu comme un problème. Toutefois, Caen propose un nombre important de places de parking et leur prix est moins élevé que dans d’autres villes de même taille. La navette gratuite est bien perçue même s’il persiste des inquiétudes quant à son réel usage.

La perte des cinémas en hyper-centre est regretté. Ils apportaient 650000 personnes par an dans le centre-ville.

La question qui se pose pour l’attractivité du centre-ville est la qualité et la diversité de ses commerces. Comment faire pour que les clients potentiels trouvent assez intéressant de venir en ville ? Comment faire que les clients y viennent et surtout y reviennent ?

2 – Les commerces en dehors de l’hyper centre-ville

Les Rives de l’Orne sont une réussite mitigée. La fermeture de plusieurs commerces est vu comme un constat d’échec mais la place trouve ses habitués. La trop forte présence des voitures autour (notamment entre les Rives de l’Orne et l’Orne) est regretté. La récente communication du centre commercial donne un nouveau souffle. A suivre donc.

Les marchés du vendredi, samedi et dimanche sont un véritable patrimoine, tant par la qualité des producteurs présents que par le public qui y participe. Les trois marchés ont leurs caractères propres à préserver voire à dynamiser.

Les marchés des quartiers sont aussi des vecteurs de liens et assurent un approvisionnement de proximité pour un public large et diversité.

Il existe aussi des commerces d’une grande qualité dans les différents quartiers de la ville (venoix, Bd Leroy par exemple).

Enfin, les commerces de proximité dans les cœurs de quartier sont reconnus dans leur rôle de liant et de service pour la population.

3 – Les grandes surfaces

Caen s’est entouré d’une muraille de grandes surfaces commerciales qui ont su attirer le public avec des nouvelles enseignes. De ce fait, la concurrence est rude pour le centre-ville. Toutefois, le public est un peu différent de celui du centre (zone de chalandise très large) l’enjeu serait alors de faire que ceux qui viennent dans les grandes surfaces viennent également à Caen.

Il est noté le paradoxe sur l’accès qui n’est pas plus simple à Mondeville 2 et Mondevillage qu’à Caen (bouchons interminables pour accéder à ces zones commerciales).

4- Le commerce ailleurs

Le commerce à Caen souffre également de la concurrence de la vente en ligne alors que le prix (pour les livres par exemple) n’est pas toujours si avantageux.