Réunion #1 Diagnostic : Comment va Caen ? 01/10/2018 Atelier culture

14 octobre 2018 1 Par L'équipe

NOUS SOMMES CAEN

Ateliers du 1er octobre 2018

Atelier Culture

1 – Concernant les équipements

En matière d’équipements culturels, l’offre est très complète et abondante, en tenant compte des autres villes de l’agglomération : un grand nombre de scènes de spectacle vivant avec, non seulement le théâtre de Caen, la Comédie de Caen et les théâtres d’Hérouville et Ifs mais aussi plusieurs scènes consacrées à des troupes permanentes (Panta Théâtre, La Fermeture Eclair avec la troupe Amavada bientôt déplacée au Quartier lorge, …), deux salles de musiques actuelles : le Cargo et le Big Band Café, deux cinémas d’art et essai aux côtés de deux complexes cinématographiques, un Zénith, un réseau de bibliothèques de quartier et de communes périphériques connectées à la Bibliothèque multimédia Alexis de Tocqueville, un musée des Beaux-Arts et un musée des arts et traditions normands, un conservatoire régional de musique abritant un orchestre et plusieurs écoles de musique, un centre chorégraphique.

En revanche, malgré cette profusion, il est regretté la disparition de la « salle mobile d’animation culturelle » qui permettait de décentraliser les spectacles dans les quartiers, ou d’offrir un lieu abrité aux associations locales pour leurs manifestations.

2 – concernant la programmation

Autant les salles de cinéma Art et Essai accueillent des films Art et Essai mais aussi des films de plus grande diffusion, les scènes de spectacle vivant sont largement spécialisées, présentant ainsi un certain monolithisme dans leur programmation : le Théâtre de Caen a une programmation qualifiée de classique tandis que celui d’Hérouville et la Comédie de Caen se veulent plutôt avant-gardistes ; la conséquence en est que chacune a son public, remplit bien sa salle mais ne permet pas suffisamment à un public pratiquant un peu « l’entre soi » de découvrir « autre chose » ; les équipements culturels se transforment en « citadelle », avec une clientèle d’abonné(e)s interdisant la fréquentation ponctuelle.

Les petites scènes collaborent plus entre elles mais les créations locales ont des difficultés d’accès aux scènes caennaises.

Ce manque de collaboration peut être étendu à l’ensemble des disciplines artistiques.

3 – concernant les pratiques amateurs

Il y a des difficultés de repérage des structures culturelles pour la pratique amateur ; il n’y a pas de centralisation de l’information comme elle existe en matière d’activités sportives avec le supplément annuel que Ouest-France fait paraître en septembre.

Deux exemples : aucune association culturelle n’a participé à la récente journée des associations, tenue le 1er septembre dans le centre de Caen ; la possibilité de s’initier aux arts plastiques à l’Ecole Supérieure d’Arts et Médias, qui réunit en fin de journée plus de 600 amateurs, reste largement ignorée du grand public.

4 – Concernant l’information

La presse donne peu d’informations sur les actions culturelles. Ainsi, il n’y a plus depuis longtemps de rubrique culturelle dans Ouest-France.