Réunion #1 Diagnostic : Comment va Caen ? Atelier Vivre ensemble

6 octobre 2018 1 Par L'équipe

NOUS SOMMES CAEN

Réunion #1 Diagnostic : Comment va Caen ?

01/10/2018

CR Atelier Solidarités, vivre ensemble à Caen

Animateurs – facilitateurs : Agnès Marreteux et Jo Le Goff

1 – Concernant les politiques sociales

Le constat est fait d’un manque d’information de l’existant. Ainsi, des citoyens pouvant prétendre à diverses aides ne sont sans doute pas en mesure de pouvoir toujours en bénéficier. Au-delà du CCAS, nombreux sont les dispositifs portés par le tissu associatif et il est difficile de s’y retrouver malgré l’existence de la Maison des Solidarités. Comment la ville peut-elle mettre en place quelque chose d’accessible à tous et connu de tous ?

2 – Concernant le vivre ensemble

La diversité des populations sur un quartier ou un territoire malgré l’effort porté pour développer la mixité en matière d’habitat reste peu visible. Le centre-ville est en grande partie habité par des étudiants et des classes moyennes supérieures ainsi que des retraités de cette même CSP. Les relations intergénérationnelles pourraient s’en trouver renforcées mais il est à craindre qu’elles en soient plutôt altérées ? #jeudisoiràCaen

Nuisances sonores, risques d’accidents dûs à l’alcoolisation y compris des plus jeunes. Ville dévastée le vendredi au petit matin. Quelqu’un dit : « entre la fin de la « fête » et le début du bruit infernal des machines à laver la rue, c’est juste deux heures pour dormir « . Deux secteurs particulièrement touchés, Courtonne-Vendeuvre et centre ancien St Pierre-Ecuyère.

Les populations de CSP inférieures restent assignées à résidence aux portes de la ville, dans les quartiers. Même si la construction de programmes en accession à la propriété s’y développe.

Des participants tirent la sonnette d’alarme sur le fait que dans ces quartiers la notion d’appartenance à la République et le respect de la laïcité sont mis à mal.

Dans le domaine de l’insertion, il est relevé que les structures d’accueil sont aussi confinées dans des lieux peu visibles par l’ensemble de la population. Il en est de même pour les migrants qui ne viennent pas en ville au-delà de la presqu’île.

Le désir de faciliter l’accueil des nouveaux habitants est certes celui de l’association qui en est chargée mais seules les catégories dites « aisées » s’adressent à elle.

C’est aussi le cas des Comités de Quartier qui sont composés de citoyens suffisamment confiants en eux pour franchir des portes au-delà desquelles le risque est de pouvoir être amené à prendre la parole en public.

La question de l’inclusion numérique a été très peu abordée mais l’idée de développer les spots wifi a été émise.

Evocation aussi du développement des démarches administratives en ligne difficile d’accès pour des pans entiers de la population.

Un chiffre à retenir : 1300 associations à Caen.